Tout ce qu’il faut savoir sur le CBD et l’épilepsie !

Tout ce qu’il faut savoir sur le CBD et l’épilepsie !

L’épilepsie désigne les crises qui se déclenchent spontanément suite à un dysfonctionnement qui a lieu au niveau des neurones du cerveau. En effet, les cellules de la matière grise entrent en état d’hyperactivité et émettent des décharges électriques très élevées dans le réseau de câblage auquel elles sont connectées. Il y a donc, une surstimulation des zones cérébrales concernées. Résultat : des crises spontanées et involontaires.

L’épilepsie en chiffre

Selon l’OMS, l’épilepsie est une maladie très fréquente qui toucherait plus de 50 millions de personnes à travers le monde. Chaque année, 2.4 millions de cas sont enregistrés !

En France, plus de 600 000 personnes sont atteintes d’épilepsie. Cette dernière peut se déclencher à tout âge, mais plus de 75 % des patients en sont atteint avant les 18 ans.

L’origine de l’épilepsie est encore inconnue. Selon les recherches, plusieurs maladies peuvent la déclencher, comme un traumatisme, une lésion cérébrale, un accident vasculaire cérébral, etc. Dans ce cas, on parle d’épilepsie de maladie sous-jacente. Et plus rarement, on parle de susceptibilité génétique !

Quels sont les symptômes de l’épilepsie ?

Il y a plusieurs catégories de crises épileptiques. On peut parler de crises focales ou partielles, qui ne concernent qu’une seule zone du cerveau. Dans ce cas, les symptômes sont liés à la zone ciblée où la décharge électrique a eu lieu :

  • Troubles sensorielles ;
  • Troubles moteurs ;
  • Troubles comportementaux, etc.

Les crises épileptiques généralisées sont des décharges qui s’étendent sur tout le cerveau. On distingue :

  • Des crises tonico-cloniques ;
  • Des « absences ».

Les crises tonico-cloniques se traduisent par une chute, des convulsions, des raideurs, des contractions involontaires de la mâchoire, etc. Le patient perd totalement sa conscience.

Par contre, les absences donnent lieu à une sorte de rupture dans la conscience qui dure de quelques secondes à quelques minutes. Elles ne sont pas suivies par des convulsions, et cette forme touche beaucoup plus les enfants.

Diagnostic de la maladie

Le diagnostic de l’épilepsie dépend principalement des symptômes, c’est pourquoi, parfois, il peut durer longtemps. Donc, le médecin peut avancer son diagnostic après un simple interrogatoire, en se basant sur les présentations cliniques.

D’autres examens peuvent être prescrits pour confirmer ce premier diagnostic. On parle principalement de l’électroencéphalogramme EEG, qui donne l’occasion d’observer l’activité électrique cérébrale du patient en plaçant des électrodes au niveau du crâne.

Dans certains cas, on incite le cerveau à déclencher sont activité anormale avec certaines conditions.

En complément, on a recours au scanner ou à l’imagerie par résonnance IRM pour dépister les causes éventuelles de l’épilepsie ou pour retentir les crises sur les structures cérébrales.

Précisons une fois de plus que le diagnostic de l’épilepsie dure parfois, longtemps.

Les traitements de l’épilepsie

Le traitement de l’épilepsie est en premier lieu médicamenteux. Il existe plusieurs antiépileptiques sur le marché, et varient selon le type de l’épilepsie et la condition du patient.

Le but de ces médicaments est de réduire la fréquence et l’intensité des décharges électriques. Plus de 75 % des patients réagissent positivement aux antiépileptiques. D’ailleurs, précisons que ces médicaments ne doivent pas être pris à vie !

D’un autre côté, on a l‘épilepsie pharmaco-résistante, où les patients ne répondent pas aux traitements. Pour les cas les plus graves, on peut proposer la chirurgie, qui consiste à éliminer la partie du cerveau responsable de cette décharge, dite : zone épileptogène. Bien entendu, cette intervention est considérée pour les cas où l’intervention ne provoque aucune lésion neurologique importante.

On parle aussi de traitement à but palliatif. Dans ce cas, on insère un implant qui stimule le nerf vague pour limiter les fréquences des crises.

CBD et épilepsie : le CBD peut-il aider les patients épileptiques ?

Le CBD est l’une des pistes de recherches qui suscitent l’intérêt des chercheurs en ce moment, car il aurait un effet positif sur le système neurologique.

Mais qu’est-ce que le CBD ? Alors, contrairement à ce qu’on puisse penser, le CBD n’est pas un acronyme, on utilise le terme CBD pour désigner le cannabidiol. C’est un composé chimique présent dans la plante du cannabis. Beaucoup de personne paniquent en entendant le mot « cannabis » et « marijuana », car ce sont des plantes utilisées à des fins douteuses. Toutefois, le CBD n’est qu’un composé parmi tant d’autres de la plante, il est utilisé qu’une fois extrait de la plante.

D’ailleurs, on ne consomme pas la plante pour le CBD, mais pour le THC qui est un composé avec des propriétés psychoactives.

Les bienfaits du CBD sur l’épilepsie

Selon des études récentes (portées sur des rats de labo atteints d’épilepsie), l’utilisation des CBD permettrait de baisser les spasmes, les contractions et les convulsions.

Aujourd’hui, ces résultats et ces tests n’ont pas été vérifiés sur les êtres humains. Le CBD permettrait également de protéger le cerveau ainsi que ses neurones. Toujours selon les recherches, le CBD permettrait aussi de ralentir la détérioration des cellules neurologiques, permettant de soulager la maladie de Parkinson, d’Alzheimer et d’épilepsie.

D’autres recherches ont montré que l’épilepsie est liée à une inflammation locale du cerveau. Le CBD aurait même des effets antiinflammatoires qui permettraient de limiter le développement de la maladie.

Le CBD et le cerveau

En fait, notre cerveau fonctionne sous l’effet de l’interaction des neurones. Nous avons un système, dit : endocannabinoïde qui assure la transmission de l’hormone du cerveau (sérotonine). L’utilisation du CBD activerait le site récepteur CB1 et le site récepteur CB2, ce qui permet de réguler beaucoup de fonctions comme : l’humeur, le sommeil, la gestion de la douleur, les troubles du système immunitaire et les lacunes du corps.

D’un autre côté, et selon d’autres recherches, le CBD aurait des effets sur les TRPV1 (récepteurs vanilloïdes) qui provoquent les crises d’épilepsie en cas d’hyperactivité. Donc, consommer du CBD régulerait l’activité de ces récepteurs, ce qui se traduit par une baisse de la fréquence des crises.

Que dit la communauté scientifique sur le CBD et l’épilepsie ?

Alors, selon les statistiques, les tests ont montrés des résultats positifs dans 50 % des cas, ce qui est inférieur aux traitements classiques ! Donc, pour l’instant, le CBD (bien qu’il n’y a jamais eu de recherches sur les patients épileptiques) a les mêmes effets que les traitements connus. La seule différence est que le CBD agirait de la même façon et avec la même efficacité sur les deux formes (épilepsies sévères et épilepsies rares). L’autre avantage est que le CBD n’induit aucun effet secondaire.

Conclusion

L’utilisation du CBD dans le domaine médical est de plus en plus fréquente. En France, trois médicaments contenant du CBD sont autorisés : Marinol, Sativex et Epidiolex. Par contre, l’OMS reste toujours sceptique quant à son utilisation notamment pour les enfants. Il a bien des effets positifs mais cela n’a toujours pas été vérifié concrètement. Beaucoup de recherches majeures ont lieu dans plusieurs universités, mais en attendant, il faut suivre ces conseils :

  • Il ne faut pas utiliser le CBD en tant que médicament, car il ne l’est pas !
  • Le CBD n’est qu’un complément alimentaire qui doit être consommé avec modération. Il ne doit d’ailleurs pas être utilisé pour guérir, traité ou prévenir l’épilepsie ;
  • La prescription du médecin ne doit pas être remplacée par une consommation du CBD ;
  • Avant de prendre un médicament ou une huile essentielle contenant du CBD, vous devez demander conseil à votre médecin.
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