- 20 juin 2021
- Santé
- 20 juin 2021
La schizophrénie est une atteinte psychologique qui se caractérise par divers symptômes qui varient d’une personne à une autre. Les signes les plus graves de la schizophrénie sont les hallucinations et les délires.
Par contre, les symptômes les plus invalidants sont les difficultés cognitives et le retrait social. Actuellement, une prise en charge adaptée est mise en place pour les patients schizophrènes. Elle combine les traitements psychosociaux et pharmacologiques, ce qui permet d’avoir une rémission durable. Les recherches actuelles visent à mieux comprendre la maladie, les facteurs déclencheurs, les facteurs de risques, les traitements efficaces, y compris l’effet du CBD contre la schizophrénie. Le but est de non seulement prévenir la maladie, mais aussi d’atténuer la gravité de la maladie.
En France, plus de 600 000 personnes seraient concernées. 1 patient sur 2 fera une tentative de suicide.
Qu’est-ce que la schizophrénie ?
La schizophrénie est un trouble mental très sévère et surtout chronique, qui touche 23 millions de personnes à travers le monde.
Cette maladie se caractérise par des distorsions des perceptions, des pensées, des sentiments, des émotions, et du comportement.
Le patient développe des hallucinations, entend et voit des choses qui n’existent pas dans la réalité.
La schizophrénie est considérée comme un handicap lourd qui affecte les résultats professionnels et éducatifs. Les sujets atteints ont de 2 à 3 fois plus de risques de mort prématurée.
Comment la maladie évolue-t-elle et quelles sont ses origines ?
Les causes de la schizophrénie sont nombreuses. On parle même d’une association entre les facteurs génétiques et les facteurs environnants.
Sur le plan génétique, les recherches actuelles, ont mis en évidence plusieurs gènes mutés qui seraient à l’origine de la schizophrénie. D’ailleurs, il y a un risque plus élevé chez certaines familles, ce qui renforce l’hypothèse de la schizophrénie. Selon les études, si la personne a un membre de la famille déjà atteint de schizophrénie, elle a beaucoup plus de risque de développer elle-même la maladie.
Sur le plan environnemental, les anatomies cérébrales sont aussi liées à la maladie.
Enfin, la consommation excessive et addictive des hallucinogènes pourrait déclencher la maladie.
Comment détecter la schizophrénie, quels sont ses symptômes ?
Les symptômes de la schizophrénie sont divers et multiples, c’est pourquoi, on prend beaucoup de temps à dépister la maladie.
En général, c’est soit le patient ou son entourage qui détecte les premiers signes. Par la suite, le praticien procède par un entretien minutieux avec son malade pour évaluer avec exactitude les signes de la maladie.
D’autres examens peuvent également être établis pour confirmer la maladie, comme les imageries médicales et l’électroencéphalographie
Qu’est-ce qui se passe exactement ?
Le signe principal de la schizophrénie se caractérise par une perception erronée de la réalité. Elle s’accompagne d’une manifestation productive telle que les hallucinations et les idées délirantes ainsi que des manifestations passives (isolement relationnel, isolement social).
En pratique, les signes sont différents d’un patient à un autre, selon l’environnement du patient, selon la nature de la maladie, et selon la sévérité des symptômes.
On peut regrouper les symptômes de la schizophrénie en 3 grandes catégories :
- Des symptômes productifs ;
- Des symptômes déficitaires ;
- Des symptômes dissociatifs.
Les symptômes productifs sont les plus graves. Ils rassemblent les hallucinations et les délires. En général, notamment si la maladie n’est pas prise en charge de suite, ces symptômes se développent en paranoïa (un sentiment de persécution), des hallucinations sensorielles, auditives, visuelles, gustatives, tactiles et olfactives.
Les symptômes déficitaires, encore dits négatifs, sont des appauvrissements émotionnels et affectifs. Le malade s’isole de la société et se met en retrait. Il ne communique plus et perd toute motivation et tout intérêt. C’est pourquoi on confond souvent la maladie avec une dépression.
Les symptômes dissociatifs eux, sont une désorganisation des paroles, de la pensée et des émotions. Ils peuvent même se développer pour devenir des désorganisations corporelles.
La logique et la cohérence des pensées et des discours sont perturbés. Le patient présente des troubles de mémoire, des difficultés à se concentrer, à se faire comprendre (voire même à comprendre).
La vie quotidienne avec ses tâches simples devient impossible (faire des courses, travailler, étudier, prendre le transport …).
La schizophrénie commence après un épisode psychotique inaugural qui n’est pas identifié. Son évolution est par la suite, fluctuante car les symptômes chroniques se manifestent en général, dans la phase aiguë.
Parfois, et sans raison connue, la maladie se stabilise avec des signes résiduels.
Traitement classique de la Schizophrénie
Jusqu’à ce jour, il n’y a aucun « traitement » proprement dit, de la schizophrénie. On parle plutôt d’une prise en charge psychologique. Les médicaments prescrits pour les schizophrènes ne sont autres que des médicaments qui visent à atténuer ou à contrôler la maladie. Ce sont des antipsychotiques. Il est bien connu que de tels médicaments présentent un risque élevé de dépendance, ce qui aggravera encore plus la maladie.
CBD et schizophrénie : comment ça marche ?
Actuellement, les recherches sont tournées vers une substance prometteuse dite : CBD
Le CBD est un terme utilisé pour désigner le cannabinoïde présent dans le cannabis. Ce dernier suscite beaucoup d’intérêts, car il possède des effets positifs sur de nombreuses maladies. Le CBD est aujourd’hui présent dans 3 médicaments commercialisés : Epidiolex, Sativex et Cannador.
Lorsque l’on parle de cannabis, les gens se mettent tout de suite sur leur garde, vu la réputation de cette plante. Toutefois, son caractère hallucinogène est lié à la molécule THC. Le CBD n’a aucune propriété psychotrope.
Les avantages du CBD sur la schizophrénie
Selon les recherches, le CBD serait un neuroprotecteur qui permettrait de protéger les neurones du patient prédisposé à la schizophrénie.
En effet, le système endocannabinoïde du cerveau humain comporte des récepteurs neurotransmetteurs dont l’activation a des effets positifs sur la schizophrénie (ainsi que les symptômes qui lui sont associés : stress, anxiété, humeur, dépression, troubles de mémoire …). La protection des neurones du cerveau permettrait d’améliorer ses fonctionnalités sur le long terme.
Le CBD aurait aussi une propriété antipsychotique qui permettrait de diminuer l’intensité des délires et des hallucinations détectés chez les schizophrènes.
Pour les fonctions cognitives, le CBD permettrait aussi d’améliorer les dysfonctionnements liés à la perception.
Anandamide et CBD
Il est vrai que, jusqu’à ce jour, l’action du CBD reste méconnue. Mais selon les premiers résultats, le CBD aurait une relation avec les anandamides qui sont des neurotransmetteurs présents dans les synapses. Leur diminution serait en relation directe avec la maladie. En agissant sur les neurorécepteurs, le CBD permettrait de contrôler la sécrétion de ces neurotransmetteurs. Les chercheurs estiment également que le CBD inhibe l’action du FAAH (Fatty Acid Amide Hydrolase) qui est une enzyme qui transforme l’anandamide en éthanolamine. Donc, la substance CBD permettrait de mieux gérer le taux des anandamides dans les synapses.
Comment utiliser le CBD contre la schizophrénie ?
Le mode d’utilisation du CBD pour la schizophrénie reste inconnu. En effet, le CBD peut être administré de plusieurs façons, car il est présent sous plusieurs formes : huiles essentielles, patches, e-liquides, capsules, …
On conseille de commencer avec de petites doses, et augmenter petit à petit si nécessaire.
Conclusion
La schizophrénie est un trouble psychiatrique aigüe qui évolue lentement. Il est très difficile à détecter et jusqu’à ce jour, il n’y a aucun traitement pour le traiter.
Le CBD semble atténuer les symptômes de la schizophrénie, mais il faut attendre le résultat des recherches poussées pour prouver son efficacité.